KATSU

La pratique des KATSU technique de réanimation né au Japon dans le milieu strictement codifié des arts martiaux a eu aussi sa part d’influence sur le Shiatsu. Utilisé également pour réparer les articulations des blessés, elle est constituée de mobilisations, de pressions et de percussions appliquées sur des emplacements précis du corps.

La médecine japonaise traditionnelle, pénètre de l’intelligence de la médecine chinoise et de la sienne propre a, à partir de connaissances théoriques et pratiques ayant longuement fait leurs preuves, expressément conçu, pratiqué, développé, réglementé, le Shiatsu dans un but médical. Le besoin de réhabiliter l’art traditionnel de soigner avec ses mains auquel le Japon a toujours été attaché, et, celui d’affirmer les valeurs de sa médecine face à la médecine occidentale ont tous deux été vraisemblablement, parmi les moteurs fondamentaux de sa création. La particularité du Shiatsu par rapport aux autres thérapies manuelles est son aptitude a améliorer la qualité du terrain physiologique y compris le psychisme.Et ceci d’une manière systématique.

Il est une thérapie au vrai sens du terme « qui remet en harmonie » LES DÉBUTS DU SHIATSU EN EUROPE : Introduit par un très petit nombre de praticiens pionniers le shiatsu a commencé à s’implanter en Europe et plus précisément en France au début des années 70. Pourtant les débuts du Shiatsu ont été laborieux, il s’agissait de médecine non conventionnelle et étrangère de surcroît. Cependant l’ouverture que cette méthode nouvelle pour nous offrait vers la santé éveillait l’intérêt et donnait envie d’en connaître la technique, les principes théoriques et nécessairement les origines. Elle venait enrichir les médecines de terrain qui courageusement tentait de se faire une place dans notre pays. Aujourd’hui une trentaine d’années plus tard la pratique et l’influence du Shiatsu se sont largement répandues en France, en Europe et dans de nombreux pays du monde. RENCONTRE AVEC LA MEDECINE OCCIDENTALE : Nous avons évoqué le rôle de la médecine occidentale dans la création du Shiatsu. La médecine occidentale est arrivée au Japon avec les premiers Européens, quelques portugais débarqués en 1541. C’est un frère jésuite qui pratiqua le premier la médecine occidentale surtout la chirurgie, alors peu développée dans ce pays.Un siècle plus tard ce sont les Hollandais qui accostèrent sur les îles nippones. Les médecins japonais étaient très intéressés par l’anatomie humaine qu’ils étudiaient déjà lors des autopsies Le docteur HIRATA réussit à concilier les deux médecines occidentales et orientale Le terme Shiatsu vit naissance il désignait une nouvelle forme de thérapie manuelle différente de l’AMMA et des techniques strictement occidentales Grâce à des thérapeutes comme le D°HIRATA très attachés aux valeurs de la médecine traditionnelle orientale bien que formé tout autant à la médecine moderne occidentale le Shiatsu fut elaboré de manière à ce qu’il témoigne des principes médicaux traditionnels basés sur la circulation énergétique, tout en comprenant les principes rationnels de l’anatomie occidentale. Le Shiatsu allait se révéler comme une méthode digitopuncturale structurée, précise et moderne. Le Ministère de la Santé le définit officiellement comme étant : « Une méthode thérapeutique manuelle employant les pouces, les autres doigts et les paumes de mains sans adjonction d’aucun instrument mécanique ou autre, pour appliquer des pressions sur des points déterminés de la peau, afin de corriger un dysfonctionnement interne, promouvoir et maintenir la santé, et traiter certaines affections spécifiques en réactivant la capacité naturelle d’auto guérison de l’individu » C’est Thierry REISSER qui développa cette technique en France et en Europe. Après avoir obtenu son diplôme de kinésithérapeute en 1973 il partit pour le Japon et approfondit ces connaissances. En 1975 il créa une école à Montpellier et Paris. Ecole à la base de la Fédération Bien que leur importance ne soient pas niée, le Shiatsu et toute la médecine extrême orientale n’attribuent pas a contrario de ce que propose la médecine occidentale, la seule responsabilité de la maladie à un microbe, au climat ou au stress. Ils ne cherchent pas, d’ailleurs, à nommer le symptôme pour, ensuite, tâcher de la faire disparaître, comme cela est fait chez nous, mais plutôt de le situer dans un ensemble, afin d’inciter, partant de là et par des moyens naturels, le retour à la santé. A ses yeux, la véritable cause de la maladie est à rechercher dans le tableau général formé à la fois par l’individu, son hérédité, son milieu et son mode de vie. Plus précisément dans les incohérences qui s’u trouvent ; incohérences que l’on peut soit qualifier d’excès, soit de manques : en somme de déséquilibres. Le microbe lui ne peut devenir pathogène que si son hôte est, au moment de leur « rencontre », trop faible pour résister à son agression. On peut dire dans ce cas, que le début de la maladie se situe dans la rupture d’équilibre entre la force de l’agresseur et la résistance de l’agressé. L’existence de manque et d’excès que ceux-ci se trouvent dans le domaine de l’alimentation, des activités physiques, émotionnelles ou intellectuelles, qu’ils proviennent de l’environnement familial ou social, Qu’ils soient internes : -colère -joie -réflexion -tristesse -peur ou externes : -vent -chaleur -humidité -sécheresse -froid Ces excès, ces manques obligent l’organisme à faire appel à un processus compensatoire de recherche d’équilibre qui s’épuise lorsqu’il est trop souvent sollicité ; équilibre qui devient d’ailleurs d’autant plus difficile à trouver que les fonctions s’altèrent. On peut dire en résumé que la pathologie surgit d’une trop grande inadéquation entre l’individu et le « tableau » dans lequel il vit. Les déséquilibres se manifestent d’abord dans les méridiens, sous forme de « blocages » empêchant le QI de circuler librement. Faire intervenir le Shiatsu à ce moment là constitue une tentative de « faucher l’herbe sous les pieds » de la maladie et d’aider ainsi les patients à lutter contre son développement. Dans ce cas il aura un rôle préventif. Le Shiatsu ouvre, pression après pression, les vannes de la circulation énergétique. Les pressions de Shiatsu n’entrent pas en contact direct avec le flux énergétique comme l’acuponcture, elles mobilisent et accompagnent l’Energie tout au long de la séance, pression après pression, provoquant l’ouverture progressive de ses trajets. De ce fait : – il stimule sa capacité d’auto-guerison – il libère la force vitale que le patient renferme en lui et l’aide ainsi à rééquilibrer les fonctions organiques – il provoque un élan régénérateur : respiration tissulaire accrue donc meilleurs sustentation et assainissement des tissus, meilleure circulation des liquides corporels. LES TSUBOS Tsubo est le terme japonais pour désigner les points sur lesquels s’exercent les pressions du shiatsu. Les tsubos s’ouvrent à la surface du corps, le long des courants d’énergie. Le mot signifie » vase à l’ouverture resserrée dans lequel est renfermé quelque chose de précieux » Un Shiatsu consiste a exercer des pressions sur ces Tsubos. Les pressions s’exercent toujours d’une manière perpendiculaire aux méridiens et donc aux tissus, vers l’intérieur et le centre. Il se dégage d’une séance de Shiatsu une impression reconnaissable de puissance et de confort liées à la profondeur relative des pressions ainsi qu’à la souplesse d’exécution du praticien.

On pourrait comparer les pressions du Shiatsu sur les Tsubos et l’énergie qu’elles mobilisent aux percussions faites par un gong :

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